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13.6.2008
UN VRAI STADE POUR ASKO
La saison sportive 2006-2007 a bien couronné les efforts qui sont consentis par les joueurs et les dirigeants de l'Association Sportive de la Kozah. ASKO devenue championne a relativement bien représenté le Togo en ligue africaine des champions. Vainqueurs des Camerounais de l'Union de Douala, battus à Lomé et à Yaoundé, les joueurs de la Kozah et leurs dirigeants ont de nouveau mesuré l'écart que traine le football togolais au niveau des clubs, comparé à ses homologues africains.
En 2 ans, 4 clubs togolais ont été sortis des coupes africaines par des tunisiens. Maranatha éliminé par l'Etoile Sportive, Togo Port par Gafsa, USM par l'Espérance et ASKO dominé par le Club Africain. Depuis leur élimination, les joueurs et les de la Kozah continuent probablement à faire le bilan de leur nouvel échec en coupe africaine.
Loti dans un stade vétuste en plein cœur de Kara chef lieu de la préfecture de la Kozah, le club du président Bernard Walla devrait être compté parmi les mieux nantis du pays. Seulement voilà, ASKO n'intéresse visiblement que très peu de monde. Sinon comment comprendre que ce club s'entraine encore sur un terrain envahi par endroit par de mauvaises herbes compliquant toute expression qualitative de joueurs souvent volontaires et doués ? Comment expliquez le manque d'intérêts des nombreux cadres de cette préfecture à la promotion et au développement d'une discipline en nette progression dans le monde ? Depuis l'historique qualification du Togo à la Coupe du Monde de football en 2006 en Allemagne, ce sport a conquis de nouvelles frontières, et dans les familles ce qui était jusque là considéré comme un exutoire pour les délinquants a retrouvé sa véritable place. Mais le football ne saurait s'épanouir et faire grandir ses pratiquants s'il est resté confiné sur des stades en voie de disparition. Pour tout observateur attentif à l'évolution de la préfecture de la Kozah, aux côtés des nombreux hôtels, et autres grands bâtiments administratifs, ce qui manque encore est sans nul doute un vrai stade. Au plan national, des privés ont pris le relais des pouvoirs publics. Ainsi Ameyi Gabriel et Womé ont leur stade, stade ayant même abrité des matchs internationaux, Tata Avlessi et Masseda sont en chantier pour sortir de terre un joyau de 10 mille places, de même que Winnie Dogbatsè dans le Kloto. Vivement que des initiatives des uns encouragent les autres à faire du Togo une terre où le football se pratique dans un environnement aux normes généralement admises à l'international et ne s'administre pas que dans de bons bureaux comme il se fait déjà.
PHOTO: stade de kara
PIERROT ATTIOGBE



Commentaires
lampo dit lobilo (15.7.2008, 11:43)
Patrick (28.6.2008, 13:19)